THE THOUGHTS OF EMERLIST DAVJACK

Il y a des disques comme ça, qu’on ressort en se disant “ça c’était mon adolescence tu vois”, ou “ça c’était mes années étudiantes”, ou bien des disques qu’on associe à des personnes aussi.

Une chose est sûre, The Thoughts Of Emerlist Davjack est un de ces disques qui marquera la période que je vis actuellement.

Une période de découverte personnelle, de créativité, souvent d’excès, mais surtout de belles rencontres, amicales et autres.

Soyons francs, ce premier album de The Nice, on le recommande à tous les gens qu’on aime, à ses amis, aux amoureux de la musique, à ceux qui aiment vivre des sensations psychédéliques… à la fille qui vous plait.

The Nice, est un groupe injustement méconnus, à qui on doit notamment d’être les pionniers de la musique progressive en repoussant les limites du psychédélisme dès 1967, année héroïque pour le rock comme on le sait, année de leur formation et de ce disque également.

Le disque commence de façon relativement classique avec un Flower King Of Flies qui n’est pas sans rappeler beaucoup de groupe des années 60 du genre (on pense notamment aux Pretty Things et au mythique SF Sorrow)

On entre ensuite un peu plus dans le vif du sujet avec Thoughts of Emerlist Davjack, le morceau titre.

Puis, alors que Bonnie K, un titre bien groovy brouille les pistes, le groupe rattaque avec Rondo, une reprise du
Blue Rondo à la Turk de Dave Brubeck qui inclut même un passage de Jean-Sébastien Bach… faut bien le dire, les Nice ont des big balls pour balancer des idées pareilles…

On retrouve ensuite ce trio Pop-Psyché / Groovy / et on termine avec un OVNI, qui porte le nom de Dawn… Une espèce d’envolée bruitiste miraculeuse qui rebondit dans tous les sens et qui est éclatée en plein vol par une arrivée tonitruante de clavecin, oui messieurs dames, du clavecin, on peut penser l’idée originale, même loufoque, mais le résultat est pourtant là, c’est véritablement énorme.

L’album se cloture par une grosse pépite pop, un lingot même : “the cry of eugene”, et là, évidemment, même sous vos airs de gros durs qui écoutent du rock, ou de mecs à l’ouest noyés dans le psychédélisme, vous aurez quand même une pensée pour la fille qui vous plait dont je parlais, et c’est ce qui vous poussera sans doute à lui recommander, parce que cet album est une sacrée potion de bonheur qu’il faut répandre à travers le monde.

La suite de la discographie n’est hélas pas à la même hauteur même si on trouve tout de même des choses remarquables, mais le départ du guitariste pendant l’enregistrement du second opus y est sûrement pour beaucoup. En tout cas the thoughts of Emerlist Davjack est vraiment un putain de bon disque qui m’accompagnera sûrement tout le long de ma vie.

Et comme je suis un mec bien, je rajoute même une vidéo live :

et même une autre :

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